
De la scène à l'Atelje.
J’ai toujours aimé dessiner. Petite, lorsque l’on me demandait : « Que veux-tu faire plus tard ? », je répondais simplement : « Je veux dessiner. »
Pourtant, le chemin m’a menée vers d’autres univers : la littérature et le théâtre. Mais le dessin ne m’a jamais quittée.
Dans le cadre de mes recherches sur le théâtre, j’ai commencé à tracer les mouvements du corps : expressions, postures, gestes… souvent inspirés de vidéos de Pina Bausch ou du mime Étienne Decroux. C’est à ce moment-là, peut-être sans le savoir, que j’ai commencé à réfléchir au lien mystérieux entre le mouvement et l’image immobile.
Mon père dessinait aussi. Quand j’avais quatre ans, je le regardais crayonner et je répétais souvent, dans ma langue maternelle :
« Hocu i ja cutat macu » — « Moi aussi, je veux dessiner un chat. »
Cette phrase est restée, comme un fil rouge. Elle réapparaîtra dans certaines de mes Canvas Stories.

Canvas Stories : ce sont les histoires de mes tableaux.

Je ne me définis pas comme une artiste : je n’ai pas étudié la peinture. Je dessine par plaisir. Mais j’utilise mon regard littéraire et théâtral pour raconter mes toiles comme des scènes de théâtre.
En septembre 2024, je me suis inscrite à un atelier de peinture à Paris. Pendant un an, j’y ai exploré de nombreuses techniques.
Cette expérience a élargi mon regard, affiné ma sensibilité et, surtout, réveillé la force de cette petite phrase d’enfance : « Hocu i ja cutat macu. »


Aujourd’hui, Atelje est un espace entre Sarajevo et la France.
Un lieu où les tableaux s’animent et parlent.
Un lieu où chaque image devient une histoire.
Aida.C


Tout a commencé par un crayon et une phrase d’enfance : « Moi aussi, je veux dessiner un chat. »
